| Test professionnel : les exigences à respecter
Cassation sociale, 16 septembre 2009, n° 07- 45485
Au cours d’une procédure de recrutement, il arrive que
certains employeurs fassent passer à un candidat à un poste de travail un
test professionnel (comme, par exemple, un essai dactylographique ou un test
d’utilisation d’un logiciel informatique) afin d’apprécier en situation sa
qualification professionnelle et de mesurer ainsi ses aptitudes réelles à
exercer l’emploi proposé.
Remarque :
ce test, appelé parfois « essai professionnel », doit
être distingué de la période d’essai puisqu’il est effectué, lui,
avant l’embauche.
Mais avant de faire passer un test professionnel, l’employeur
a intérêt à s’assurer que celui-ci répond à une double exigence :
- il doit être de courte durée ; - le candidat
testé ne doit pas être mis dans des conditions normales d’emploi.
Illustration :
les magistrats ont ainsi considéré en septembre dernier
qu’une candidate à un poste de secrétaire à qui l’on avait demandé
de taper une lettre pendant quelques heures seulement n’était pas
placée dans des conditions normales d’emploi.
Dès lors que ces deux conditions sont effectivement remplies,
le test professionnel n’a alors en principe pas à être rémunéré, à moins que
la convention collective applicable à l’entreprise n’oblige l’employeur à
verser une gratification au candidat passant le test.
Article du 09/03/2010 - © Copyright SID Presse - 2010
|